Conte pour enfants. 6 pages.
Notre conteuse pour enfants nous entraîne, ici, sur une île paradisiaque, qui abrite un précieux trésor. Cela peut susciter bien des convoitises. Cela pourrait même mettre en péril la survie de toute l’île et de ses habitants...
Un beau petit conte, facile à lire et qui éveille l’imaginaire.
Extrait : La Perle Rose
proposé par Angeline Cacciozo© - Reproduction Interdite®
Il était, autrefois, une île, loin, très loin, perdue au milieu de l’océan. Il y faisait toujours beau. Une source y coulait en permanence pour offrir une eau douce et pure à tous les habitants. On y cultivait toutes sortes de fruits juteux et sucrés, des légumes de toutes les couleurs, des céréales pour faire du pain et des gâteaux. Les pêcheurs rentraient toujours avec de grosses provisions de poissons qu’ils ramenaient dans les villages. Tout le monde était heureux.
Cette île était découpée en larges baies et les gens venaient s’y baigner sans crainte. Le sable était blanc et chaud, très fin, très doux au toucher. Des cocotiers s’élevaient très haut dans le ciel pour apporter de l’ombre. On avait coutume d’appeler l’une de ces grandes plages arrondies la Baie des Fées. Les anciens des villages racontaient que, à la septième pleine lune, les fées se réunissaient là avec les sirènes, les ondins et les ondines pour organiser la Fête des Eaux Marines. Aucun humain n’était admis cette nuit-là sous peine d’être immédiatement transformé en monstre marin. Les habitants de l’île avaient bien trop peur pour enfreindre la règle.
Au milieu de cette baie, un énorme coquillage, semblable à une huître gigantesque, plus haute qu’un homme, reposait sur le fond de l’eau. Seule la coquille supérieure sortait de la mer. Il soulevait régulièrement sa coquille et l’on pouvait découvrir, alors, bien à l’abri à l’intérieur, une belle perle rose, toute lisse, toute ronde, avec des reflets irisés. La nacre était entièrement rose, d’un beau rose pâle, finement veiné de rose plus foncé. Chaque année, la veille de la sixième lune, les gens venaient des quatre coins de l’île apporter des colliers de fleurs multicolores, que les pêcheurs chargeaient dans leurs barques, toutes décorées de jolis coquillages, de perles et de feuillage. Ils encerclaient l’huître géante et lui lançaient les colliers qui flottaient autour d’elle. Les enfants et les autres villageois, restés sur le rivage, dansaient et chantaient à la gloire des fées qui protégeaient si bien leur île.
Tout cela aurait pu durer éternellement, mais un jour, par la faute d’un habitant, le malheur s’étendit sur l’île.