Les pantins

Auteur : Liliane Lorent

Date de publication : 20/10/2018

ISBN : 978-2-9534938-Th-10.012

Deux pièces de théâtre proposées par Liliane Lorent :

Le porteur d'illusions
Amour et haine.
Sentiments aussi vieux que le monde.
Qui prend réellement les rênes du pouvoir dans ce chassé-croisé de sentiments ambivalents ?
De cette violence verbale voire physique, un vainqueur pourra-t-il émerger ?
Quel sera le prix à payer pour cette victoire ?
La perte de son âme ?

Pour Nicolas

Dans un vieux théâtre désaffecté qui a vu naître leur amitié, deux amis, une comédienne au faite de son succès et un écrivain en panne d'inspiration cherchent une ultime solution à leur mal de vivre. Cette rencontre décisive débouchera-t-elle sur la vie ou sur la mort ?
Théâtre – 244 pages – 5 euros

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.fr


Originaire de Charleroi, habitant au Grand-duché de Luxembourg depuis plus de 20 ans, détentrice d'un master en politique économique et sociale, maître et enseignante Reiki et LaHoChi, lithothérapeute, psycho-praticienne, thérapeute en constellations familiales, thérapeute en Access Bars, vegan, Liliane Lorent a exploré plusieurs mondes dans son parcours de vie.
Le milieu médical, le milieu théâtral, le milieu juridique, le milieu pénal, le milieu associatif, le milieu des énergies subtiles ont nourri son écriture théâtrale, son écriture poétique et l'écriture de romans.
Considérant que la meilleure façon de défendre ses opinions est de les partager par la vérité, voire la fiction, elle nous livre ici ses considérations sur une société au bord du gouffre : la nôtre.


Le porteur d’illusions
Élisabeth : Encore en érection mentale devant un public imaginaire ?

Daniel : Imaginaire voire chimérique, peut-être ? Non…
Sois rassurée, il cessera bientôt de l’être.

Élisabeth : Tu as bon espoir ?

Daniel : N’entends-tu pas dans le lointain l’écho de milliers d’applaudissements ?

Élisabeth : Ce sont des souvenirs. Les ovations marquent toujours le début de la fin.
Serait-ce ton décor, très cher ?

Daniel : Oui.
Il te plaît ?

Élisabeth : Non.

Daniel : Pourquoi ?

Élisabeth : Il n’est pas approchant.

Daniel : Il ne ressemble pas à une idée, c’est tout.
Et tu n’as jamais mis les pieds en enfer que je sache.

Élisabeth : Toi non plus.

Daniel : Qu’en sais-tu ?

Élisabeth : Tu es là et il n’y a pas de billet de retour.

Daniel : Tu as suivi des cours pour saper le moral du petit peuple ou c’est naturel chez toi ?

Élisabeth : C’est un don du ciel.

Daniel : Tu es en communication avec le ciel et l'Enfer, dis-moi.
Intéressant.

Élisabeth : C'est ton domaine, mon chéri, à ce qu'il paraît.
Je ne suis là que pour t'épauler.

Daniel : Au niveau aide, tu peux repasser tes examens, ma chérie.
Tu refroidirais l’enthousiasme de n’importe qui.

Élisabeth : Possible.
Mais pas au lit.
Tu en sais quelque chose.

Daniel : Vantarde.
Que fais-tu ici ?

Élisabeth : J’admire ton ornementation.

Daniel : Sois sérieuse pour une fois.

Élisabeth : Je suis passée à ton appartement.
Elle m’a dit que tu étais au théâtre. Conclusion naturelle, je viens ici.

Daniel : Ce n’était pas très malin.

Élisabeth : C’était un risque calculé.
Dis…
Tu sais que tu as bon goût.
Elle a de la classe et du charme.
Dans le genre désespéré, elle a de l'avenir.

Daniel : Tu trouves intéressant de te pointer chez moi ?

Élisabeth : Je suis comédienne, non ?

Daniel : Ce n’est pas une raison pour…

Élisabeth : Ma vie sexuelle n’est pas inscrite sur mon front que je sache...
Et après tout, c’est peut-être mon but qu’elle découvre qui je suis.
Pour Nicolas

Marc : Il existe, paraît-il, dans le milieu théâtral une légende qui s’apparente au célèbre roman d’Oscar Wilde, Dorian Gray.
Cette légende dit que quelque part se rencontre, pour celui qui le trouve, voire pour l’initié, un théâtre qu’il doit s’approprier mais qu’il ne faut pas détruire, un endroit qu’il ne faut pas rénover sous peine de voir celui qui le possède mourir ou perdre sa jeunesse.
Ce conte voire cette affabulation, analysé à l’aune d’une pincée d’optimisme plutôt que saupoudré de pessimisme aurait donc l’absolue prétention de prétendre que si ce lieu existe, il renferme en son sein le secret de la jeunesse éternelle voire peut-être de l'immortalité.
Ce récit merveilleux et populaire, puisque telle est la définition du dictionnaire au sujet du mot légende, circule dans les milieux branchés du théâtre, là où le bistouri cumulé à la magie de la science et de la chimie transforment des comédiens en poupées de cire dignes du musée Grévin.
L’endroit où je me trouve actuellement a embrassé des moments grandioses, de puissants bouleversements.
Il a connu un nombre inouï de directeurs.
Le tout premier directeur qui en a fait un théâtre a disparu sans laisser ni mot ni adresse. Certains ont parlé de meurtre, de suicide, de choses plus inavouables, de pactes sataniques. Seuls les extraterrestres ont été oubliés dans cette longue liste.
Ils n’étaient pas encore à la mode à l’époque.
Curieusement ou logiquement, le théâtre avait été revendu avant la disparition de l’homme. Un contrat en atteste. Pour certains ce n’était qu’un faux pour d’autres une pièce authentique.
L’heureux nouveau propriétaire a laissé le théâtre à l’abandon. Par ce geste, il a signé pour le commun des mortels un crime probablement jamais commis.
D'un autre côté, il a trouvé sur son chemin, l’amour et la fortune.
Malheureusement pour lui et ses arrangements avec le Ciel ou l'Enfer, l’amour de sa vie avait de grandes dents et de grandes ambitions et être directrice de théâtre était un de ses desseins, voire le seul.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le théâtre reprit des couleurs et le couple en perdit.
À chaque succès succéda dans la vie du directeur et de son égérie un drame.
Il s’est murmuré que la gente dame s’était tuée dans le théâtre mais que pour éviter de salir la réputation du lieu, son corps avait été reconduit dans la demeure maritale.
Pendant plusieurs années le théâtre connut des achats et des ventes. Chaque abandon de l’endroit donna lieu à un regain de richesses chez l'heureux propriétaire.
C’est un lien que peu ont établi puisque le principe de l’achat d’un théâtre est de le faire fructifier et non de le laisser péricliter.
Seul, pourrait-on dire, un groupe d’initiés ou pour d’autres de superstitieux primaires a trouvé les événements singuliers voire intéressants.
L’origine de cette étrange destinée est restée secrète, comme il se doit. Pas de cimetière sur lequel aurait été édifié le bâtiment n’a été mis à jour, pas de sombres blasphèmes prononcés sur un bûcher par un chevalier d’un ordre versé dans l’ésotérisme n’ont ressurgi du néant.
À peine, ça et là, des allusions discrètes aux passages répétés d’un homme se murmurent, il est toujours décrit de la même façon mais à des intervalles séparés par de si longues périodes que l’authenticité des faits est sujette à caution.
Ce théâtre a été racheté de nombreuses fois par différents personnages.
Lorsque débute l’histoire que je vais vous narrer, j’ignorais tout de cette réputation sulfureuse.
Je connaissais ce théâtre par le fait d’y avoir été introduit par le biais de mon talent. Même si je reste modeste, mon talent était présent à cette époque. Il a connu diverses fortunes mais cela fait partie de la narration. Les événements relatés par mes soins peuvent faire croire que toute légende se fonde sur un fond de vérité.
Je ne vous demande pas de me croire.
Je vous demande d’écouter.



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Lettres à Maria Pacôme et autres artistes

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Hasard, coïncidence, prémonition ? C’est la semaine précédant la mort de Maria Pacôme que Laurent Gérard me soumit cette lettre qu’il lui avait envoyé. Fait rarissime chez l’actrice, elle qui ne répondait jamais à ses admirateurs, lui téléphona, impressionnée par cette missive….

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