Un coin d’Afrique

Un coin d'Afrique

Auteur : Laetitia Gand
Date de publication : 03/02/2018
ISBN : 978-2-9534938-N-2.107

Laetitia Gand nous fait pénétrer dans son Afrique, bien personnelle. Entre rêve et réalité, voyagez avec elle, dansez au son du djembé… Et partez à la rencontre de ces personnages réels qui ont su la pousser vers l’écriture. Très beau texte.

12 pages – Nouvelles/fictions – 1,00 euro

 

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.fr

 

Auteure et chroniqueuse littéraire, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau en France. Dès 2010, elle eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu, mais cela l'a davantage déterminée à faire cavalier seul dans le domaine de l'écriture. Par hasard, elle a été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né son premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011, le début d'une longue aventure.

Des restes de mon passé, j'aime l'Afrique. Le cœur parle et la raison s'évade. Un compagnon de chemin m'a fait aimer ses contrées où le soleil est plomb et où le sauvage, le dépaysement règnent dans la beauté comme dans la douleur. Je me suis déjà évadée à la vue d'un simple djembé. Un peu ridicule peut-être, un peu à restreindre l'immensité africaine mais c'est là que tout a commencé. Quand mon cœur a cogné fort dans ma poitrine, quand l'amour m'a guidée, envoûtée, émue, brisée. Et le djembé a fait son bout de route lui aussi dans mon cœur et dans ma tête.
Le djembé il en jouait bien, pour moi. Mais j'étais amoureuse, naïve à souhait, les yeux brillants. Peut-être n'était-il pas, alors, le dieu du tambour que je voyais. Ses doigts virevoltaient sur la peau de chèvre tendue, ses grandes mains trouvaient un sens à leur existence en frappant la peau du djembé dans un rythme effréné. Il aurait pu être autre, noir, africain. Il était beau, mince, grand. Il me faisait rêver, moi l'amoureuse. Sans le savoir déjà mon cœur était en partance...
Mais toute histoire a une fin. Les amours passent, se délacent. La déception opère généreuse et carnassière. Et que nous reste-t-il alors ? Des lambeaux de passé qui ne veulent pas s'éteindre, que l'on conserve pour mieux continuer et devenir. Pour exister. Ce n'est plus je pense, donc je suis mais j'ai eu et je suis. Nous sommes l'héritage de notre passé, le flambeau qui éclaire notre chemin et qui veille au bon fonctionnement de l'humanité. Une partie d'un Tout, mais une part bien unique.
L'Afrique est restée, silencieuse et malicieuse, dans mon esprit en devenir. Dans mon esprit hanté par des empreintes. Le djembé a fait son chemin paisiblement, l'écoute délicieuse de sa musique aux oreilles ou parfois au hasard d'une rue. L'envie de danser, moi la négresse blanche. Une transe sans nom comme une seconde peau. Le corps en mouvance fébrile. Le déhanché venu des profondeurs, de nos racines. Nous sommes tous africains.
On a beau parfois ne pas voyager, ne pas pouvoir le faire, le monde s'invite à nous et dans les rues alors éclosent des univers comme une vie en parallèle. Sur un marché, des étals offrent le monde, ses pays et ses continents bien souvent. L'Afrique débarque à nos portes et on a le sourire, un sourire timide mais déjà en partance vers un ailleurs de rêve. Les yeux se nourrissent des beautés du monde. La surprise des langues qui se délient, une conversation sous le soleil. Les accents ont le goût du soleil, de l'ailleurs, du murmure africain. Un sourire et déjà, le départ, l'imagination furtive...
Voyez-vous cet éléphant majestueux, la prestance de son allure, sa trompe de triomphe, ses défenses à l'or blanc si convoité. Oui, juste un sourire sur un visage marqué par l'Afrique, dans ses traits, dans sa chair, ses rides comme des sillons de vie, de terre, de poussière. L'Afrique face à moi.
Les étals trop européens s'effacent. Place nette. Les tissus colorés s'étalent comme un parterre de fleurs, les épices picotent le nez, de la viande et du poisson séchés suspendus se balancent à la brise. Les rues poussiéreuses sont pleines de vie, un vieux bus passe, ...

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Lettres à Maria Pacôme et autres artistes

Prix: 1,00€

Hasard, coïncidence, prémonition ? C’est la semaine précédant la mort de Maria Pacôme que Laurent Gérard me soumit cette lettre qu’il lui avait envoyé. Fait rarissime chez l’actrice, elle qui ne répondait jamais à ses admirateurs, lui téléphona, impressionnée par cette missive….

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